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Un système à
deux grandes fonctions antagonistes
Une fonction de rejet (action spécifique des anticorps, des LB, de LT4
auxiliaires, des LT8 cytotoxiques)
Une fonction de tolérance ou de facilitation (action spécifique d’
anticorps facilitants, d’anticorps anti-idiotype, de lymphocytes
régulateurs ou supresseurs)
La tolérance n’est pas un défaut de réponse, ce n’est pas une
immunodéficience, elle est spécifique et douée de mémoire (réponse
secondaire). C’est le symétrique de la notion classique de réponse
immunitaire spécifique.
Ces deux types de réaction coexistent chez tout individu et forment une
balance, un équilibre susceptible d’être déplacé dans un sens ou un autre.
La relation femelle gestante/foetus
Peter Medawar (Prix nobel 1954 pour ses travaux sur la tolérance), déclare
: « la grossesse est une violation flagrante des lois de la
transplantation » Le bébé est une greffe, il devrait être rejeté.
Travaux de G.A Voisin et G; Chaouat (1982) :
La femelle gestante fait une réaction de rejet dirigée vers les antigènes
fœtaux d’origine paternels
La femelle gestante fait une réaction de facilitation envers les mêmes
antigènes en élaborant par exemple des anticorps facilitants spécifiques
qui recouvrent les antigènes mais qui n’attirent pas les phagocytes.
Les réactions de rejet et de facilitation interagissent durant la
gestation (compétition entre les anticorps) et les phénomènes de
facilitation l’emportent.
Les procédés de facilitation des
greffes
De nombreuses molécules sont utilisées pour faciliter les greffes et les
transplantations : médicaments anti-rejets.
On parle alors volontiers d’inhibition du système immunitaire, d’immuno-dépression.
En fait, ce vocabulaire à usage médical cache l’idée que l’on met
artificiellement le curseur du système immunitaire du côté de la
facilitation (une sorte de changement de valeur consigne). Il ne s’agit
pas d’une immunodéficience.
La coopération cellulaire en tenant
compte du versant facilitation

Le système immunitaire : un système
de régulation
En rupture avec une vision purement défensive, le concept de système
immunitaire doit donc être entendu comme une articulation entre des
fonctions de détection d'une information moléculaire, de traitement de
cette information, d'intégration d'informations contradictoires, puis de
choix d'un mécanisme effecteur de rejet ou de facilitation,
Système de régulation décentralisé, mobile, dynamique, ouvert sur
l’environnement extérieur, doué d’une capacité de mémorisation (changement
de valeur consigne).
Les interactions génotype – environnement (sélection clonale,
mémorisation) font évoluer le phénotype immunitaire et témoignent de la
plasticité du système immunitaire.
Cette vision régulatrice permet de rompre avec une finalité et un
anthropomorphisme trop évidents. Il permet d'exprimer une téléonomie du
système (pas d’activité dirigée vers un but). Tout événement immunitaire
n'est plus isolé. Il prend naissance dans une structure qui préexiste et
qui a un fonctionnement propre
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