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Réflexion critique autour de quelques concepts de l’immunologie
Le poids de la tradition est générateur d’obstacles didactiques. Caractéristiques des programmes d’enseignement de l’immunologie
depuis bientôt un siècle
Présentation
fortement influencée par son origine médicale :
le système immunitaire est essentiellement tourné vers le pathologique
(lutte contre les maladies infectieuses) et l’anormal (dérèglements du
système immunitaire)
L’organisme agressé : sur-valorisation de l’aspect « défense de l’organisme », sur-utilisation du vocabulaire guerrier : lutte, combat,
attaque, défense, agression… L’organisme est un champ de bataille, une
citadelle assiégée
Renforcement de cette image : la peur de l’étranger,
la guerre sociale, la guerre économique…, "sentiment de vivre dans un corps
de combat bardé de réflexes de défense et non dans un corps de contact
d’accueil et d’échanges »
"Rumelhard"
Le poids de la
tradition est générateur d’obstacles didactiques empêchant une bonne
compréhension des concepts de l’immunologie.
Obstacle 1 :
Vision réductrice des rôles du système immunitaire, centrée sur les
aspects « défense de l’organisme ».
Obstacle 2 :
Le vocabulaire guerrier, mais aussi l’iconographie guerrière associés
aux réactions immunitaires accréditent l’idée que ce système a un but
précis unique : le rejet de l’étranger agresseur. Cela génère des
raisonnements très finalistes (téléologiques) et très
anthropomorphiques (les micro-organismes auraient le projet, la
volonté d’agresser l’organisme.
Obstacle 3 : Le
caractère évènementiel des réactions immunitaires. Le système
immunitaire n’est pas perçu comme une fonction générale et permanente
de l’organisme mais comme une suite discontinue d’évènements, liés à
l’histoire de chaque individu, à ses rencontres avec des corps
étrangers potentiellement dangereux.
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